S’INSTALLER DANS UN VILLAGE À LA CAMPAGNE !

S’INSTALLER DANS UN VILLAGE À LA CAMPAGNE !

La crise sanitaire a donné envie à de nombreux Français de fuir les grandes villes et les zones urbaines pour une vie à l’air libre et à la campagne. Si les seniors ont compris depuis longtemps que leur retraite pouvait être plus douce au soleil, ils prennent aussi de plus en plus la clé des champs. Notre enquête.

LES SENIORS VOTENT POUR LA CAMPAGNE

Selon une étude du courtier Empruntis, les plus de 50 ans choi- sissent de s’installer loin des villes tandis que les jeunes préfèrent les grandes agglomérations et leurs bassins d’emploi. Les seniors sondés avouent opter pour la campagne et la mer dans « un environnement offrant une meilleure qualité de vie » en choisissant des départements à l’écart des grandes zones urbaines.

UN PHÉNOMÈNE QUI EXPLOSE

La pandémie de Covid-19 n’a fait qu’ac- célérer un phénomène déjà bien instal- lé. En réalité, ce retour à la campagne n’est pas nouveau. Cette migration de la ville a commencé dans les années 70, et depuis, pas moins de 4,5 millions de Français ont déjà pris ce chemin. L’exode rural a le vent en poupe. Avec le coronavirus, les Français ont pris conscience que vivre à la campagne était plus économique, plus écologique et meilleur pour leur santé !

ENVIE DE QUITTER PARIS

On le sait, le confinement a fait naître chez les urbains des envies de verdure et d’espaces. D’après une étude du courtier Empruntis, 46 % des Parisiens souhaitent quitter la capitale. Les quartiers les plus chers sont d’ailleurs ceux dont les habitants veulent le plus partir. Deux tiers de ceux des 1er, 3e, 4e, 6e et 8e arrondissements souhaitent déménager. Pire encore, depuis 2011, la Ville Lumière perd en moyenne 12 000 habitants par an, selon l’Insee.

PARIS, JE TE QUITTE !

Pour aider les Parisiens à quitter la capitale et à changer de vie, la plateforme « Paris, je te quitte » met à disposition des outils pratiques afin d’organiser au mieux votre déménagement en province.

Plus d’infos sur paris-jetequitte.com

FUIR LES CENTRES URBAINS

Mais Paris n’est pas la seule concernée. Dans son dernier sondage, Poll&Roll note que 20% des Français souhaitent désormais changer de logement. Une personne sur 3 voudrait emménager dans un logement plus grand, et 25% veulent disposer d’un extérieur : balcon, terrasse ou jardin. Autres enseignements intéressants, ceux de l’enquête Lagenceblue.fr, l’agence immobilière nouvelle génération 100 % en ligne, qui a interrogé plus de 6 300 locataires.

BESOIN DE DÉMENAGER AU VERT

On y apprend que plus de 52 % des Français en location ne supportent plus leur habitation actuelle. 66 % des locataires souhaitent changer d’habitation à cause du confinement. Plus de 54 % des locataires envisagent de déménager cette année. 42 % considèrent l’espace extérieur plus important que la surface intérieure de l’habitation. Presque 1 personne sur 2 envisage un futur projet immobilier à la campagne. 61 % des Français sont prêts à payer plus pour avoir plus d’espace extérieur.

PLUS HEUREUX À LA CAMPAGNE

Selon une enquête du Cevipof, les habitants des communes rurales notent leur satisfaction de vie à plus de 7 sur 10. Si le manque d’accès à une diversité de commerces était un véritable problème il y a quelques années, le développement du commerce en ligne a permis aux personnes vivant loin des grands centres urbains d’avoir accès à une grande variété de produits sans bouger de chez elles.

TOUT EST MOINS CHER

La qualité de vie unanimement reconnue dans les territoires ruraux, à condition d’avoir une bonne couverture internet, mais aussi des commerces et des services de proximité, est liée à un coût de la vie bien moindre. Tout est moins cher à la campagne : le prix de l’immobilier comme les produits alimentaires. On peut ainsi s’offrir une maison avec piscine et jardin pour le prix d’un deux pièces et offrir à sa famille une résidence idéale pour recevoir les petits-enfants pendant les vacances. De nombreux seniors font donc très logiquement le choix de s’évader des villes pour une retraite plus douce à la campagne ou au bord de la mer, comme nous pouvons le constater avec ces témoignages de nos lectrices.

NATHALIE F.

55 ans, Fleuriste (Espira de l’Agly, Pyrénées-Orientales)

Me rapprocher de ma mère

« Je vis à Paris depuis toujours où je suis com- merçante fleuriste franchisée. Ma mère vit dans
un Ehpad à Espira de l’Agly dans les Pyrénées-Orientales. Pendant le confinement, j’ai été très malheureuse d’être si loin d’elle et je me suis beau- coup inquiétée. J’ai donc décidé de quitter Paris et de monter ma boutique de fleurs dans ce petit village catalan. J’ai tout à y gagner : me rapprocher de ma mère et vivre au soleil près de la mer, de la montagne et de l’Espagne ! »

MONIQUE L.

62 ans, Retraitée de la fonction publique (Corse du Sud)

Ma retraite sur l’île de beauté

« Ça fait longtemps que ça me trottait dans la tête de prendre ma retraite sur l’île de beauté. J’ai toujours adoré la Corse et j’y ai passé quasiment toutes mes vacances depuis 20 ans. Pendant le confinement, j’ai pris ma décision. J’ai donc profité de cette période pour mettre en vente mon appartement dans le 77 et commencer à chercher une petite maison de village. J’ai trouvé mon bonheur et je viens de signer coup sur coup les deux compromis de vente et d’achat. Une nouvelle vie commence pour moi ! »

MARIE V.

66 ans, Journaliste pigiste (La Couvertoirade, Larzac)

Mon retour à la nature

« Même si j’ai l’âge de la retraite, dans mon métier, on ne s’arrête jamais d’écrire. Je continue donc à faire des piges
pour des magazines et des blogs de tourisme sur internet. J’en avais marre de Paris, surtout qu’avec internet, on peut travailler de partout. L’année dernière, j’ai hérité d’une petite maison familiale à La Couvertoirade, le plus
beau village du Larzac. La crise sanitaire m’a fait prendre conscience que je devais vivre autrement. Je viens donc d’organiser mon déménagement et mon retour à la nature depuis début juillet. J’ai l’impression de revivre enfin ! »

ISABELLE T.

55 ans, Commerçante (Près de Brest en Bretagne)

Une nouvelle activité à deux

« Avec mon mari Philippe qui a 60 ans, nous avions envie depuis longtemps de quitter le 93 en région parisienne pour la Bretagne et de quitter nos emplois respectifs pour travailler ensemble. Cela fait cinq ans que nous mettons de l’argent de côté pour réaliser ce projet de vie. Au moment du déconfinement, nous avons regardé les annonces postées sur le site de TF1 dans le cadre de l’opération « SOS Villages » qui consiste à trouver des repreneurs pour des commerces en zones rurales. Nous sommes tombés amoureux d’une petite épicerie dans un petit village près de Brest. Nous sommes actuellement en pleine installation avec l’aide de la mairie qui a sélectionné notre candidature. Nous avons aussi trouvé notre maison et allons bientôt démarrer une nouvelle activité à deux. C’est le bonheur ! Nous ne pouvions pas imaginer mieux pour terminer notre vie professionnelle dans un cadre de rêve avant de prendre notre retraite sur place… dans dix ans ! »

 

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