METTRE SON CONJOINT À L’ABRI

METTRE SON CONJOINT À L’ABRI

Epargne, prévoyance ou compléments de revenus, plusieurs pistes existent pour que le survivant dans le couple continue de percevoir des sommes régulières après la disparition de son partenaire. Des solutions concrètes pour mettre son conjoint à l’abri du besoin.

1. SOUSCRIRE À UNE ASSURANCE DÉCÈS

En cas de disparition, le conjoint restant touche un certain montant pour assumer les frais tels que les obsèques ou encore les impôts. Cette assurance est particulièrement pertinente lorsque le conjoint disparu était encore en activité, car c’est la période durant laquelle un décès a le plus de conséquences économiques sur une famille.

2. LE DÉSIGNER COMME BÉNÉFICIAIRE DE SON ASSURANCE-VIE

L’assurance-vie est un des placements préférés des Français. Vous pouvez donc prévoir d’y associer et d’en faire bénéficier votre conjoint. Sous certaines conditions, le bénéficiaire peut également toucher un capital supplémentaire en cas de décès de l’assuré. Une « garantie plancher » que propose notamment La Banque Postale mais qui reste une particularité dans le monde de l’assurance.

3. UNE RENTE RÉVERSIBLE DU PERP

Le PERP (Plan d’Epargne Retraite Populaire) est également une piste intéressante à condition d’avoir opté pour une rente réversible avec comme bénéficiaire le conjoint pour que ce placement d’épargne retraite individuel apporte un complément de revenu au survivant sous la forme de rente viagère.

En principe, les sommes placées sur un Plan d’Épargne Retraite Populaire sont bloquées jusqu’à la liquidation des droits à la retraite de son propriétaire. Cependant, certaines situa- tions permettent de récupérer l’argent placé sur le PERP avant le départ en retraite. Il s’agit notamment de l’invalidité et du décès de l’époux ou du partenaire de Pacs. Le déblocage du PERP s’effectue alors sous réserve de pouvoir prouver que vous êtes dans l’une (ou plusieurs) des situations suscitées. L’établissement détenteur de votre PERP exigera à ce titre un certain nombre de justificatifs.

4. UNE RENTE VIAGÈRE À ÉCHEANCE DU PEA

Le PEA (Plan d’Epargne en Actions) est aussi une solution. Rappelons que c’est l’enveloppe idéale pour investir en bourse. Votre épargne investie sur les marchés financiers bénéficie d’un régime fiscal privilégié. A échéance, on peut opter pour le versement d’une rente viagère qui, dans certaines conditions, peut être exonérée d’impôt sur le revenu (hors prélèvements sociaux) et pour la réversibilité de la rente au profit de son conjoint.

5. PERCEVOIR DES REVENUS LOCATIFS

L’immobilier locatif est une piste choisie par de nombreux Français pour sécuriser leur famille et notamment leur conjoint. Attention, pour que le conjoint survivant continue de percevoir les loyers de vos biens immobiliers mis sur le marché locatif, il faut que ce dernier dispose de l’usufruit ou de la pleine propriété du bien. Vous devez donc absolument rencontrer votre notaire dès que possible pour que tout soit prévu en cas de décès.

ÂGE & ASSURANCE DÉCÈS

De manière générale, la souscription peut se faire à partir de l’âge de 18 ans à une assurance décès, même s’il peut arriver que certains contrats prévoient une sous- cription plus jeune, dès 16 ans. Attention : l’âge maximum de souscription, quant à lui, est traditionnellement de 65 ans maximum.

QUID DU PEA EN 2020

La loi Pacte du 24 mai 2019 a modifié la règle du plafond de versements des plans d’épargne en actions. Le PEA classique dispose toujours d’un plafond de versements fixé à 150 000 €. Mais le PEA-PME a vu son plafond relevé de 75 000 € à 225 000 €. Toutefois en cas de cumul des deux plans, les versements ne peuvent excéder pour un même titulaire 225 000 € et le plafond du PEA classique ne peut excéder 150 000 €.

QUID DU PER ?

Lancé en octobre 2019, le Plan Épargne Retraite (PER) est appelé à remplacer l’ensemble des dispositifs d’épargne retraite existants d’ici un an. Les titulaires d’un contrat PERP, Préfon ou Madelin peuvent d’ores et déjà demander le transfert de leurs fonds sur un PER. Ils cesseront définitivement d’être commercialisés en octobre 2020.

LA PENSION DE RÉVERSION

Au décès de votre époux(se) ou ex- époux(se), vous pouvez percevoir une pension de réversion. Le versement de la pension par la Sécurité sociale est pos- sible, sous certaines conditions, lorsque le défunt exerçait une activité salariée ou non salariée (commerçant, artisan, professionnel libéral, agriculteur). La pension est égale à 54 % de la retraite que votre époux(se) ou ex-époux(se) percevait ou aurait pu percevoir (majorations non comprises). Vous devez adresser à la caisse de retraite du défunt le formulaire de demande de retraite de réversion. Vous pouvez choisir la date que vous souhaitez pour le point de départ de votre retraite de réversion.

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