APRÈS UN AVC : Retrouver ses capacités

APRÈS UN AVC : Retrouver ses capacités

En France, entre 120 000 et 130 000 personnes sont chaque année victimes d’un accident vasculaire cérébral
(AVC). La moitié des personnes qui survivent conservent des séquelles physiques ou intellectuelles de l’attaque. D’où l’intérêt d’apprendre à prévenir tout risque, mais aussi et surtout de modifier son hygiène de vie pour éviter toute récidive.

QUID DES MALADIES CARDIOVASCULAIRES

Ce sont toutes les maladies générales de l’artère. « Infarctus » est un terme générique qui veut dire nécrose, lorsqu’un organe ne reçoit plus de sang et donc son oxygène. Ce sang n’arrive plus parce qu’une artère s’est bouchée. S’il s’agit d’une artère du cœur (coronaire) qui se bouche, c’est un infarctus du myocarde ; si c’est une artère du cerveau, c’est un accident vasculaire cérébral ; si c’est une artère de jambe, on parle d’artérite des membres inférieurs. Evidemment, l’infarctus sera d’autant plus grave que l’artère bouchée sera grosse. Ce qu’il faut retenir c’est qu’une artère se rétrécit quand sa paroi est infiltrée par des plaques de graisses.

DE PAS CUMULER LES FACTEURS DE RISQUE

Tous les cardiologues vous le diront. Le souci, c’est que les facteurs de risque cardiovasculaires ne s’additionnent pas mais se multiplient. En cardiologie, 1+1 = 5. Donc si vous cumulez deux facteurs de risques, vous avez 5 fois plus de probabilités de faire un problème cardiovasculaire. Résultat : près de 400 personnes meurent chaque jour de maladies cardiovasculaires en France et 350 personnes par jour sont victimes d’un AVC.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les maladies cardiovasculaires tuent chaque année 147 000 Français. Elles sont la première cause de mortalité chez la femme dans l’Hexagone et la première cause de mortalité dans le monde. Selon les prévisions de l’OMS, le nombre de morts des suites de maladies cardiovasculaires dans le monde pourrait atteindre 23,4 millions en 2030.

CONTROLER LES RISQUES

Un aspect important de la prévention des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux consiste à dispenser un traitement et des conseils aux personnes exposées à un risque élevé (celles qui ont un risque cardiovasculaire à 10 ans égal ou supérieur à 30%). Votre médecin peut estimer votre risque cardiovasculaire à l’aide de tableaux simples et vous donner des conseils adaptés pour prendre en charge vos facteurs de risque.

 CONNAÎTRE SA TENSION ARTÉRIELLE

La tension artérielle élevée ne s’accompagne en général d’aucun symptôme, mais c’est l’une des principales
causes de crise cardiaque ou d’AVC. Faites contrôler votre tension artérielle et mémorisez les chiffres. Si elle est élevée, il vous faut changer votre mode de vie pour y intégrer une alimentation saine, avec moins de sel, et augmenter votre activité physique.

DÉFIBRILLATEUR

Il peut vous sauver ! En cas d’AVC, la défibrillation consiste à délivrer un choc électrique bien calibré afin de synchroniser à nouveau les contractions des fibres du myocarde et permettre au cœur de battre normalement à nouveau. Plus elle sera faite rapidement, moins graves seront les conséquences de l’AVC.

7 ASTUCES POUR LA FAIRE BAISSERPRESSION ARTÉRIELLE

L’hypertension est dangereuse. Voici 7 astuces pour la faire baisser rapidement.
1. Surveiller son index de masse corporelle
2. Pratiquer une activité physique régulière
3. Réduire son apport en sel
4. Arrêter de fumer
5. Faire de la méditation, de la relaxation ou du yoga chaque jour
6. Boire très peu d’alcool
7. Dormir au moins 7 heures par nuit

Vous pourrez également avoir besoin de médicaments pour contrôler votre tension.

LE TAUX DE LIPIDES DANS LE SANG

Une hypercholestérolémie et un taux
anormal de lipides dans le sang augmentent le risque de crise cardiaque
et d’AVC. Le taux de cholestérol sanguin doit être maîtrisé grâce à une alimentation saine et, si nécessaire, des
médicaments adaptés.

LE TAUX DE SUCRE DANS LE SANG

Une glycémie élevée (diabète) accroît le risque de crise cardiaque et d’AVC. Si vous avez du diabète, il est très important de contrôler votre tension artérielle et votre taux de sucre afin de réduire le risque.

CINQ MESURES PRÉVENTIVES

UN BILAN MÉDICAL RÉGULIER
Il est très important de faire des bilans de santé après 40 ans, une fois par an. Le contrôle de la tension artérielle, du cholestérol, du diabète, sont particulièrement importants. Et ne pas hésiter à consulter rapidement en cas d’arythmie chronique.

RÉDUIRE SA CONSOMMATION DE SEL, DE MATIÈRE GRASSE, DE SUCRE, DE TABAC ET D’ALCOOL              Il s’agit d’éviter les facteurs de risques cités plus haut. Attention aux charcuteries, plats cuisinés, etc.

APPRENDRE À CONTRÔLER SON STRESS                                                                                                                                Il y a un niveau où le stress joue un rôle négatif pour notre santé. Dans ce cas, apprendre quelques techniques de relaxation, de respiration, de méditation pour lâcher-prise permet d’éviter une élévation anormale
de la tension. Car un souci cardiaque peut survenir si la tension est en permanence trop élevée, mais aussi lorsqu’elle est irrégulière : des hausses et des baisses rapides fatiguent énormément la paroi des vaisseaux.

BOUGER                                                                                                                                                                                    L’activité physique permet de lutter contre le surpoids et l’excès de cholestérol. Si l’on aime le sport, rien que de
très agréable. Dans le cas contraire, il faudrait s’efforcer de marcher au minimum une demi-heure par jour.

SURVEILLER SON POIDS
Le poids en tant que tel n’est pas un facteur de risque direct, il intervient cependant en tant que facteur secondaire du fait qu’il signale souvent un régime alimentaire perturbé et peu équilibré. C’est dans ce sens que le poids a une importance et qu’il convient de le surveiller.

 SURVIVRE MAIS
À QUEL PRIX ?

En France, entre 120 000 et 130 000 personnes sont chaque année victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC). La moitié des personnes qui survivent conservent des séquelles physiques ou intellectuelles de l’attaque. Ces séquelles engendrent souvent des changements brutaux de mode de vie impliquant parfois des dépendances, ce qui explique que les AVC soient particulièrement redoutés.

LA PREMIÈRE CAUSE
DE HANDICAP

L’AVC est considéré comme la première cause de handicap physique de l’adulte en France et en Europe. Il peut être responsable de séquelles motrices, émotionnelles, de troubles de la déglutition, de troubles vésico-sphinctériens, mais aussi de séquelles cognitives (langage, mémoire, concentration, etc.) car il touche le cerveau et en perturbe le fonctionnement.

QUID DE LA
RÉCUPERATION

Le pronostic de récupération dépend de certains facteurs : l’âge du patient, l’endroit de la lésion et sa taille. Plus le malade est jeune et plus sa lésion est réduite, plus il y a d’espoir. On a aussi constaté que certains territoires cérébraux se régénèrent moins bien que d’autres, sans que l’on ne sache pourquoi. C’est le cas par exemple de l’aire corticale qui gère la motricité de la main.

UNE PART DE RÉCUPÉRATION
SPONTANÉE

On constate souvent chez les patients une récupération spontanée, plus ou moins importante et plus ou moins visible, quel que soit le type d’AVC. Cette régression spontanée des difficultés grâce à la capacité du cerveau à se réorganiser est ce qu’on appelle la plasticité cérébrale. Une hémiplégie, totale au début, diminue souvent dans les mois qui suivent l’AVC, puis le patient remarche parfois.

DES PHASES PROGRESSIVES

La récupération se déroule en deux temps : une phase rapide au cours des trois premiers mois et une phase lente, s’étendant jusqu’à un an, voire dix-huit mois. Au-delà d’un an, les améliorations sont toutefois plus rares. D’où l’intérêt de mettre en place au plus vite tout un protocole de rééducation pour toutes les zones lésées. Plus la rééducation commence tôt, plus les risques de séquelles seront diminués.

UNE RÉCUPÉRATION
PAR LA RÉÉDUCATION

La rééducation, qu’elle soit en kinésithérapie, en ergothérapie, en orthophonie, en neuropsychologie ou en
psychomotricité, est un des moyens de traitement efficace de l’AVC. Elle permet d’augmenter la récupération fonctionnelle des difficultés du patient en induisant un phénomène de réorganisation cérébrale (et donc de plasticité) et va donc préparer le terrain à la réadaptation et à la réinsertion sociale et familiale. De plus, il est essentiel de mettre en place une prise en charge et un soutien psychologiques du patient, pour l’aider à faire face aux changements psychiques, émotionnels et de l’humeur induits par l’AVC.

INTÉGRERUN CENTRE DÉDIÉ

Les centres de rééducation permettent aux 20% des malades qui ne peuvent pas regagner leur domicile après l’hospitalisation d’être encadrés et de commencer au plus tôt la rééducation. La prise en charge peut être partielle (la personne rentre chez elle le soir et se rend au centre la journée) ou entière (la personne réside au centre). Dans ces structures, le patient va pouvoir bénéficier de tous les soins post AVC. Kinésithérapie et ergothérapie permettent au patient de réintégrer progressivement les gestes de la vie quotidienne. L’orthophonie intervient dans la rééducation des fonctions cognitives et notamment à diminuer les problèmes d’aphasie . L’aide psychologique et le soutien de l’entourage sont également extrêmement importants pour éviter que la personne ne se renferme sur ellemême et ne subisse une dépression.

MODIFIER
SON HYGIÈNE DE VIE

Si vous avez réchappé à un AVC sans trop de séquelles, il est donc urgent d’adopter une nouvelle hygiène de vie. Car ce sont toutes vos mauvaises habitudes qu’il faudra revoir après un AVC pour éviter au maximum les risques de récidive. C’est pourquoi, faire appel à un coach sportif pour retrouver une activité physique régulière, demander de l’aide à un nutritionniste pour apprendre à équilibrer son alimentation, consulter un sophrologue pour retrouver un bon sommeil, gérer son stress, apprendre à respirer et à se relaxer, pratiquer la méditation guidée sont autant de voies positives vers un équilibre global du corps et de l’esprit.

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