Le plein d’Oméga 3

Le plein d’Oméga 3

Vous ne pouvez plus échapper au vent qui souffle sur les Oméga-3 et 6 ! Phénomène de
mode ou réel miracle alimentaire ? Devenus les incontournables de l’assiette, approchons
de plus près ces nutriments essentiels pour tous, notamment après 50 ans.

DES LIPIDES QUI NOUS VEULENT DU BIEN

Les Oméga-3 appartiennent à une grande famille courante de nutriments : les lipides. Plus connus généralement sous le nom de matières grasses, ils sont indispensables lors d’un régime alimentaire équilibré. Ils permettent à notre organisme de fabriquer les cellules et participent au bon fonctionnement du système nerveux, donc de nos neurones. Source d’énergie privilégiée, les lipides sont composés de trois groupes : les acides gras saturés, monoinsaturés et polyinsaturés. Cette distinction se fait grâce à leurs caractéristiques chimiques. Les Oméga-3 font partie de la catégorie des polyinsaturés.

LES OMÉGA-3, REMPARTS AU FROID

Comment en est-on venu à prêter autant de vertus aux Oméga-3 ? Tout cela vient des esquimaux ! Les scientifiques se sont aperçus que cette population présentait peu de cas d’infarctus et autres maladies cardiovasculaires. Ils sont donc partis à la recherche de l’origine de cette protection exceptionnelle dans leur environnement. C’est l’alimentation qui a donc retenu leur attention, et surtout la consommation de poissons et d’huiles de poisson. Ils ont alors pu démontrer que les Oméga-3 contenus dans ces aliments marins faisaient baisser le taux de mauvais cholestérol et amélioraient de manière générale le profil lipidique. Des constats similaires ont été réalisés par exemple dans les régions côtières du Japon (et notamment sur l’ ïle d’Okinawa), où la consommation de poisson est importante. Depuis, les études n’ont cessé de s’accumuler, prouvant les liens entre la consommation d’aliments riches en Oméga-3 et la baisse des risques cardiovasculaires.

3 & 6 : DEUX FAMILLES D’OMÉGA

Les acides gras polyinsaturés, sont composés à leur tour de deux familles : les Oméga-3 et les Oméga-6. Chacun ayant des propriétés bien particulières :

 Les Oméga-3 : On distingue dans cette famille l’acide alpha-linolénique (ALA), l’acide éicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA). Ils possèdent de nombreuses vertus pour le système cardiovasculaire.

 Les Oméga-6. On distingue dans cette famille l’acide linoléique et l’acide arachidonique. Ils permettent de diminuer le taux de mauvais cholestérol.

RESPECTER
SES BESOINS

Les Oméga-3 sont des acides gras dits « essentiels » : notre corps est incapable d’en fabriquer. C’est pourquoi il faut qu’ils soient apportés par l’alimentation. Tout du moins, il faut consommer le principal d’entre eux, l’acide alpha-linolénique (ALA) : les autres, grâce à différentes enzymes de notre organisme, peuvent éventuellement être fabriqués à partir de l’ALA. C’est pourquoi les apports recommandés en certains Oméga-3 Vous ne pouvez plus échapper au vent qui souffle sur les Oméga-3 et 6 ! Phénomène de mode ou réel miracle alimentaire ? Devenus les incontournables de l’assiette, approchons de plus près ces nutriments essentiels pour tous, notamment après 50 ans.Le plein d’Oméga-3 & 6 ! (acide éicosapentaénoïque et acide docosahexaénoïque) sont moins élevés qu’en ALA.

DE NOMBREUSES
VERTUS

Le rôle des acides gras Oméga-3 a été étudié dans de nombreuses maladies autres que celles touchant le système cardiovasculaire. Globalement, il semble qu’ils jouent un rôle dans la prévention du cancer de la prostate : la consommation de poisson trois fois par semaine réduit de moitié le risque. Une autre étude a montré que la consommation de poisson au moins une fois par semaine faisait baisser de plus de 60 % le risque de développer la maladie d’Alzheimer ! Le CNRS affirme quant à lui les bienfaits de ces acides gras dits essentiels, notamment sur certaines maladies coronariennes, ainsi que sur le système nerveux.

DES SUBSTANCES FRAGILES & OXYDABLES

Les Oméga-3 sont des substances très fragiles, facilement oxydables au contact de l’eau ou de minéraux tels que le fer ou le cuivre. Cette transformation chimique produit des substances dont la toxicité est encore méconnue ; c’est pourquoi il est préférable de consommer rapidement les aliments riches en Oméga-3. Si vous prenez des compléments alimentaires qui en contiennent, respectez bien les dates limites de consommation. Il faut aussi avoir un statut en antioxydants dans le sang suffisamment élevé : avoir des apports importants en vitamines A, C, E, en sélénium et zinc. Le meilleur moyen est d’avoir une alimentation riche en fruits et légumes.

ET LES POISSONS GRAS ?

Sardines, maquereaux et anchois sont des petits poissons gras. Et pourtant, riches en Oméga-3, ils sont excellents pour la santé grâce aux acides gras essentiels présents en grande quantité. Ces poissons possèdent un nombre incroyable de qualités nutritionnelles. Ce n’est pas un hasard si de nombreux régimes minceur leur font la part belle ! Il s’agit d’un aliment à haute densité nutritionnelle : à la fois peu calorique, généralement pauvre en mauvaises graisses et bien pourvu en protéines, en vitamines et en micro-nutriments utiles. Même les poissons « gras » (6 à 10 % de lipides le plus souvent, soit moins qu’une viande mi-grasse) dépassent rarement 130 à 150 kcalories pour 100g. Plus qu’un phénomène de mode, les Oméga-3 & 6 n’ont plus besoin de prouver leur efficacité et leurs vertus. Il est important à partir de 50 ans d’en consommer deux à trois fois par semaine pour éviter les risques d’infarctus, booster ses capacités cognitives et pour gérer les problèmes émotionnels de la ménopause ! n V.L.

OÙ LES TROUVER ?

Les acides gras sont essentiels pour votre
tonus !
Sources d’Oméga-3 : les maquereaux, sardines, anchois, thon, harengs, saumon, noix, huiles de noix, colza, germe de blé, lin et soja…
Sources d’Oméga-6 : Huiles de tournesol, maïs, sésame, pavot, pépins de raisin, noix et soja, le germe de blé, les céréales, les légumes secs, les volailles…

ET LES OMÉGA-9 ?

Les Oméga-9 sont des acides gras mono-insaturés (acide oléique), considéréscomme « non-essentiels » car le corps peut les créer lui-même.

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