Quand notre vue nous joue des tours !

Quand notre vue nous joue des tours !

C’est un fait, la baisse de la vision est quasiment incontournable après 40 ans. Il existe pourtant des moyens de prévention, des exercices oculaires et des solutions médicales pour bien voir le plus longtemps possible.

Nos yeux vieillissent aussi et sont plus souvent sujets à des troubles. Il faut donc leur prêter toute notre attention. Dégénérescence maculaire, myopie, presbytie, hypermétropie, glaucome, astigmatisme, strabisme, cataracte, nystagmus, rétinite…. Les troubles de la vue et les maladies des yeux sont de plus en plus fréquents et durables malgré l’importance croissante des moyens médicaux et chirurgicaux mis en œuvre.

UNE BAISSE PROGRESSIVE

À la quarantaine, chez les hommes comme chez les femmes, la baisse progressive de la vision est la plupart du temps en rapport avec une hypermétropie, une presbytie ou une opacification lente du cristallin (la début, de nombreuses maladies ne présentent aucun symptôme. Elles peuvent être sans douleur, et vous pourriez ne remarquer aucun changement de votre vue avant d’atteindre un stade assez avancé.

APRÈS 60 ANS

A la soixantaine (et même avant), des indices peuvent vous aider à déterminer ce qui arrive à vos yeux.

1. Votre vue baisse

Bon nombre de seniors connaissent une certaine perte de vision qui n’est pas liée aux problèmes habituels attribuables à l’âge, comme la presbytie ou les cataractes. Cet état de la vision est connu sous le nom de « basse vision » ; il ne peut être corrigé à l’aide de lunettes, de lentilles cornéennes ou par la chirurgie. Il existe cependant plu- sieurs solutions pour aider les personnes qui ont une basse vision à effectuer leurs activités quotidiennes, et des profession- nels de la vue spécialisés dans la réa- daptation avec une basse vision. L’expert évaluera votre cas. Des tests permettront de déterminer exactement le type d’appareils et d’aides qui pourront vous être utiles : lunettes, loupes, télescopes, lutrins, lampes ou autres.

2. Votre vision est voilée

Si vous avez de la difficulté à lire ou à regarder la télévision et que conduire de nuit est devenu désagréable en raison de l’éblouissement causé par les phares des voitures que vous croisez, il est possible que vous ayez des cataractes. La plupart d’entre nous développeront des cataractes avec l’âge, car le cristallin de notre œil devient de plus en plus opaque à mesure que nous vieillissons.

3. Vous perdez votre vision périphérique 

Une pression anormalement élevée à l’intérieur du globe oculaire peut mener au glaucome, une condition pouvant souvent rester asymptomatique jusqu’à ce que des dommages de la vision apparaissent. Il se peut que vous n’ayez plus la vision latérale à laquelle vous étiez habitué(e), et que vous subissiez ce qu’on appelle un rétrécissement concentrique du champ visuel ou « vision en tunnel ».

4. Les images deviennent floues et les couleurs fades

Lorsque lire le journal ou les panneaux de signalisation demande un effort important, et que les couleurs ont perdu de leur intensité, il se peut que vous présentiez les premiers signes d’une maladie qui affecte la macule : c’est la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

5. La sensation de corps flottants et d’éclairs lumineux

Vous voyez des bouts de ficelles noirs qui flottent ou même un éclair lumineux dans vos yeux. Le corps vitré, la partie gélatineuse de l’œil qui donne sa forme au globe oculaire, contient parfois des cellules et des fibres qui semblent flotter entre la rétine et le cristallin de l’œil. Si vous constatez une augmentation soudaine du nombre de corps flottants dans vos yeux, et qu’ils s’accompagnent d’éclairs lumineux, ce pourrait être le premier signe d’un décollement de la rétine : une déchirure entre le corps vitré et la rétine.

6. Vous êtes diabétique et/ou hypertendu

L’hyperglycémie et l’hypertension peuvent endommager les minces vaisseaux san- guins qui conduisent à la rétine. Si vous souffrez d’un diabète de type 1 ou de type 2, il est important de passer chaque année un examen de la vue afin de détecter tout signe d’une complication appelée la rétinopathie diabétique.

ATTENTION À LA DMLA !

On parle aujourd’hui de plus en plus de l’apparition de cas de DMLA ou Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age. Le nom provient de la macula, petite zone de la rétine ô combien importante, puisqu’elle nous permet de discerner les couleurs, aide à regarder la télé ou à reconnaître les gens.

Une dégradation progressive

La macula, elle aussi, se dégrade avec l’âge et touche surtout les personnes au-delà de 65 ans, ce qui est quand même bien jeune. On avance le chiffre de 1 million de personnes qui commencent à souffrir des premiers symptômes et évidemment le chiffre va en progressant.

Ce qui arrive

La première chose que l’on remarque est le besoin de lumière et la déformation des lignes droites. L’ophtalmologiste va constater la présence de « drusen » sous la rétine, là encore à partir de la quaran- taine. Cette présence ne signifie pas que la DMLA va se développer forcément. Environ un quart des patients peut être soigné, les autres consultant en général trop tard. Cette DMLA est certainement l’un des axes principaux de recherches de solutions pour la médecine.

Deux formes

Il existe deux formes de DMLA : la DMLA humide et la DMLA sèche. La dégénéres- cence maculaire humide est une forme de DMLA plus soudaine et plus sévère et est susceptible de causer la cécité ; elle touche 10 % des personnes atteintes de DMLA. Un professionnel de la vue peut ralentir ou arrêter la progression de la DMLA, si celle-ci est détectée avant qu’une perte de vision importante ne survienne. Il est donc important pour les personnes atteintes de DMLA de tester leur vision à la maison à l’aide de la grille d’Amsler (72,3 KB, PDF).

Et la pose d’un implant ?

La chirurgie est la quatrième so- lution avec la pose d’un implant progressif. Il est également utilisé pour la cataracte. La condition pour pratiquer l’opération est que la rétine n’ait pas subi de lésions. Les implants multifocaux continuent à s’améliorer pour pouvoir répondre aux besoins à la fois de la presbytie et de la vision de loin. Il existe deux grandes catégories d’implants ceux où l’on laisse le cristallin en place et ceux où l’on remplace le cristallin existant (notamment en cas de cataracte).

Pas de traitement complet

Certains cas peuvent être traités, mais il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement pour la forme la plus répandue de dégé- nérescence maculaire liée à l’âge. Restons positifs cependant. Lors d’une importante étude clinique, les personnes atteintes de DMLA modérée à avancée qui présentaient un risque élevé de passer à un stade plus avancé de la maladie ont diminué leurs risques d’environ 25 % lorsqu’elles ont reçu un traitement à forte dose combinant de la vitamine C, de la vitamine E, du bêta-carotène et du zinc.

ZOOM SUR LA CATARACTE

Il s’agit d’un mal très courant, puisque tout comme la presbytie, il est dû au vieillissement normal de l’individu et à l’opacité croissante qui se crée au niveau du cristallin.

Ce qu’il faut faire

Dans un premier temps, on conseille le port des lunettes et l’intervention n’a lieu que lorsque la vision est vraiment gênée. La cataracte se soigne aujourd’hui très bien via intervention laser ou chirurgicale, normalement sous anesthésie locale. Certains patients ont l’impression de retrouver la vue et une nouvelle vie ensuite. On peut opérer plusieurs fois de la cataracte, mais il faut savoir qu’un moment arrive où il n’est plus possible de renouveler l’intervention ; le vieillissement étant trop avancé. En dehors du vieillissement, une cataracte peut être provoquée par un traumatisme ou par la génétique familiale.

LE GLAUCOME EN QUESTION

Le véritable danger à surveiller est le glaucome qui peut provoquer la cécité à terme. Il ne s’agit pas d’agiter un drapeau rouge et malheureusement, le dépistage ne se fait pas systématiquement alors que cela touche plusieurs centaines de milliers de personnes qui ne sont pas spécifiquement âgées. La presbytie est d’ailleurs souvent positive dans le sens où elle oblige à consulter à la quarantaine, qui correspond souvent au déclenchement du glaucome.

Vérifier votre tension oculaire

L’ophtalmologiste au cours de la consultation vérifiera votre tension oculaire, afin d’évaluer s’il y a un risque ou pas, ainsi que votre nerf optique et éventuellement votre champ visuel. Il faut savoir que cette tension ne présentant aucun symptôme, sans consultation, le mal peut se développer tranquillement sans que vous en ayez conscience jusqu’à destruction du nerf optique. En effet, lorsque les signes apparaissent, les traitements ne peuvent que retarder l’échéance, car les dégâts sont déjà trop avancés pour faire reculer le mal.

Stabiliser sans guérir

On ne connaît pas les origines exactes du problème mais des traitements permettent de stabiliser la maladie sans la guérir. Il s’agit donc d’un traitement à vie qu’il ne faut surtout pas interrompre. Le laser ou la chirurgie peuvent également être recommandés dans certains cas, si la tension ne répond pas au traitement. Même si le glaucome ne se guérit pas, un traitement précoce peut empêcher qu’il ne s’aggrave, et vous permettre de préserver une partie de votre vision.

Autant dire qu’il faut se préoccuper de nos yeux et ne pas les oublier lorsque nous dé- cidons de faire un bilan de santé.

Diabète à surveiller

Le diabète est évidemment une source connue de problème pour la vue (le diabète que l’on appelle gras). Il est diagnostiqué à l’occasion d’analyses ou d’un bilan et le médecin vous demandera alors de surveiller de près votre vue sans oublier de suivre un traitement et un régime pour lutter contre l’origine du mal.

Lentille intraoculaire

Crystalens est une lentille intraoculaire qui, contrairement aux LIO classiques, permet de traiter à la fois la cataracte et la presbytie – soit la perte de la vision de près et de la vision intermédiaire. En plus de traiter votre cataracte (l’opacification ou

le durcissement de votre cristallin), Crystalens peut également réduire ou éliminer votre dépendance aux lunettes (www.crystalens.com/fr/).

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