Trous de mémoire c’est grave docteur ?

Trous de mémoire c’est grave docteur ?

Qui n’a jamais connu ces petits oublis du quotidien, qui gênent et parfois nous effraient : un objet égaré, un nom dont on ne se souvient plus, un rendez- vous oublié… ? Doit-on vraiment s’inquiéter ?

En cas de trous de mémoire, nous nous posons toutes et tous les mêmes questions : Quelles sont les principales raisons qui entraînent ces oublis ? Quelle est la part de la fatigue, du surmenage ou des émotions ? Dans quelles circonstances, l’oubli devient-il symptôme ?

DES CAS DIFFÉRENTS

Du simple oubli ou trouble de la concentration, jusqu’aux prémices de la maladie d’Alzheimer, en passant par les perturbations cognitives intermédiaires, chaque cas est différent. Mais surtout, ces petits oublis du quotidien ne sont absolument pas significatifs d’un début de maladie neurodégénérative. Tests et exercices cognitifs vous aideront à bien entretenir votre mémoire, à évaluer l’importance des troubles et à prévenir les dérèglements possibles, et ce quel que soit votre âge.

Booster vos neurones !

On a pu constater que les personnes ayant un haut niveau d’études ou continuant à avoir une activité faisant travailler et développant les capacités de mémoire souffrent moins fréquemment de la maladie d’Alzheimer en prenant de l’âge.

Pour vous aider

Il est recommandé de faire de l’exercice physique, d’avoir une alimentation saine, de garder une activité mentale dynamique, d’éviter des substances comme l’alcool, la nicotine et les médicaments psychotropes. Il est aussi essentiel de bien contrôler des maladies chroniques comme l’hypertension, le diabète ou une maladie cardiaque, car la santé des vaisseaux, c’est la santé du cerveau !

DES PERTES DE MÉMOIRE ?

Ignorer où on a posé ses clés, ne plus se souvenir de l’heure d’un rendez-vous, du code secret de sa carte bleue ou oublier d’acheter certains articles à l’épicerie n’est pas inquiétant. Ces manques d’attention sans conséquences surviennent souvent lorsque les personnes sont préoccupées, surmenées et peuvent arriver à tout le monde. Ces oublis-là n’ont pas d’incidence sur la vie de tous les jours mais parfois, les pertes de mémoire peuvent devenir plus significatives et plus nombreuses. L’âge est en grande partie responsable de ce phénomène. En effet, à partir de 65 ans, le cerveau perd de sa capacité d’emmagasiner les nouvelles informations, il est comme un muscle et ne doit pas s’arrêter de fonctionner au risque de perdre de son efficacité. Les mots croisés, le scrabble, le bridge ou l’apprentissage de listes par cœur sont des exercices auxquels il faut se livrer après la soixantaine, pour éviter les affres du trou de mémoire.

UNE FATIGUE INTELLECTUELLE

La fatigue intellectuelle se manifeste lorsque le cerveau n’a plus l’énergie suffisante pour produire un effort. Dans une telle situation, la capacité de concentration et de mémorisation s’atténue, voire disparaît. Ce véritable «black-out» peut par exemple toucher les étudiants en période de révisions, et donc pas seulement les personnes âgées. Cette fatigue intellectuelle s’accompagne de sensations désagréables qui cèdent avec le repos. La fatigue intellectuelle se traduit classique- ment par des troubles de l’appétit et du sommeil et… des trous de mémoire.

DES CAUSES VARIÉES

Les causes de la fatigue nerveuse ou psy- chique sont extrêmement nombreuses et souvent difficiles à mettre en évidence. Elle est souvent la conséquence de circonstances socio-environnementales éprouvantes (vie familiale, travail, surmenage intellectuel et physique, stress…). En effet, la vie trépidante, frénétique, traumatisante, joue un rôle important dans la fatigue ner- veuse. Cette fatigue associe manque de forme physique et intellectuelle.

CONSULTER SI BESOIN

Des troubles de mémoire s’aggravant progressivement doivent cependant faire penser à une possible maladie d’Alzheimer. L’oubli des faits récents est souvent un des premiers signes de cette maladie. Dans ce cas, les soucis s’aggravent et deviennent handicapants au quotidien. Ces troubles s’accentuent rapidement, et se compliquent. Si ces signes persistent, il est urgent de consulter votre médecin traitant qui complètera son diagnostic avec l’aide d’un neurologue et de divers examens cérébraux.

DOPER SON TONUS COGNITIF

Selon les neuroscientifiques, il existe de nombreuses pistes pour stimuler son tonus intellectuel. Et ce qui est important de retenir, c’est qu’il faut toutes les combiner entre elles pour avoir un véritable résultat. Il ne s’agit donc pas de choisir la piste qui nous convient le mieux, mais de toutes les mettre en place en même temps, car elles vont chacune travailler différemment sur nos neurones et notre tonicité cérébrale. On a pu s’apercevoir au long des recherches sur le vieillissement qu’il s’agit d’une équation multifactorielle et que les origines de notre « usure » sont multiples, ce qui n’a rien de surprenant en soi. Pas de possibilité de trouver une potion magique donc. Il faut parvenir à agir sur plusieurs fronts, tant intellectuels que physiques.

DÉSENCOMBRER SON CERVEAU

De plus, comme un ordinateur, notre cerveau est en capacité de stocker des milliards de données, à condition de ne pas trop lui en demander et de bien les archiver. Mais pour cela, il faut apprendre à soulager notre cerveau par des règles essentielles de mémorisation : Toujours sélectionner l’accessoire de l’essentiel, apprendre à faire le tri, désencombrer régulièrement notre cerveau et faire chaque jour des exercices de gymnastique cérébrale différents (lecture, exercices, calculs, écriture, jeux, etc.).

SOS MÉMOIRE

Vous avez des trous de mémoire ? Des déficits nutritionnels, un mode de vie stressant, la pollution… tout cela a des
répercussions sur vos cellules nerveuses. La bonne nouvelle, c’est que votre cerveau ne demande qu’à fonctionner
mieux ! Basé sur la recherche scientifique la plus récente, ce livre est la solution secours de votre cerveau.

« Un cerveau au top » de Bernard Doutres, Editions Thierry Souccar, 192 pages, 9,90 €.

POUR ALLER PLUS LOIN

Pour vous rassurer

« Vivre mieux : Oublis et trous de mémoire » du Dr Jean-Pierre Danjean, Odile Jacob, 208 p., 20,90 €.

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